La mauvaise farce des députés

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La mauvaise farce des députés

Sur les 462, seulement neuf élus ont claqué la porte de l’APN.

Le Mouvement populaire a provoqué une véritable hémorragie au sein de l’APN
Le Mouvement populaire a provoqué une véritable hémorragie au sein de l’APN

Ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Les députés démissionnaires ne sont pas aussi nombreux qu’on veuille le faire croire. L’opinion publique qui pense que le Mouvement populaire a provoqué une véritable hémorragie au sein de l’institution parlementaire, se trompe.
La décision n’a pas fait tache d’huile. En tout et pour tout, ils ne dépassent pas la dizaine. Sur les 462, seulement neuf élus ont claqué la porte de l’APN. Un nombre insignifiant par rapport à la campagne tambour battant menée par les partis de l’opposition. «Officiellement, nous n’avons pas enregistré beaucoup de démissions des députés comme cela été annoncé par la presse», affirme un responsable au sein de l’administration parlementaire.
L’ex- député du front El-Moustakbel était le premier…

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Ce déni de l’autonomie du citoyen est aggravé par le paternalisme : les citoyens ne sont que des enfants qu’il faut nourrir… ou leur faire peur pour éviter qu’ils fassent trop de bêtises.

Le monde est un rapport de police : le tout-sécuritaire, l’autre contre-révolution

A-M

Vendredi 28 juin 2019

La campagne de la police algérienne contre le drapeau amazigh, identifié comme portant « atteinte à l’unité nationale », renseigne sur la puissance du carcan sécuritaire et sa vision paranoïaque et paternaliste

Face-à-face entre une manifestante et un policier à Alger-Centre lors du dix-huitième vendredi de mobilisation contre le régime (AFP)

Mardi 25 juin à Alger-Centre, la police a traqué les manifestants qui portaient le drapeau amazigh, comme ce fut le cas vendredi dernier. Interpellations et tensions ont émaillé cette dix-neuvième marche des étudiants alors que la situation politique reste bloquée.

Le 19 juin, le chef de l’armée Ahmed Gaïd Salah avait averti les porteurs du drapeau berbère : « Il m’appartient d’attirer l’attention sur une question sensible, à savoir la tentative d’infiltrer les marches et porter d’autres emblèmes que notre emblème national par une infime minorité. L’Algérie ne possède qu’un seul drapeau, pour lequel des millions de chouhada [martyrs] sont tombés en martyrs. »

Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a donc relancé son mantra sur les « infiltrations » et autres « manipulations », éléments de langage de ses discours très attendus puisqu’il est devenu l’homme fort du pays en l’absence d’autorité civile efficiente et légitime.

Rien qu’à Alger, une vingtaine de manifestants ont été interpellés par la police, seize d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt pour « atteinte à l’unité nationale ».

« Du point de vue juridique, aucune base légale ne permet aux juridictions d’accuser un individu pour le port d’un emblème différent. Une carence de base légale doublement justifiée par l’article 32 du code pénal qui dispose que : ‘’Les libertés fondamentales et les droits de l’homme et du citoyen sont garantis. Ils constituent le patrimoine commun de tous les Algériens et Algériennes, qu’ils ont le devoir de transmettre de génération en génération pour le conserver dans son intégrité et son inviolabilité” », précisent les rédacteurs d’un site algérien qui compile les lois et jurisprudences.

Atteinte à l’emblème national : fondements supposés ou réels ?

Conformément à l’article 6 de la constitution révisée en 2016,  L’emblème national et l’hymne national sont des conquêtes de la Révolution du 1er novembre 1954. Ils sont immuables.

Aujourd’hui, 14 individus algériens ont été inculpés pour atteinte à l’emblème nationalesuite au port d’un emblème autre que celui mentionné dans la constitution. Il s’agissait en l’espèce du drapeau amazigh.

Or, le port d’un emblème différent que l’emblème national lors de manifestations pacifiques ne peut être caractérisé de préjudice manifeste causé à l’Etat. L’article 79 (nouveau du code pénal) ne trouve à s’appliquer en l’absence d’éléments matériels constituant le préjudice.

Absence de base légale justifiée :

Du point de vue juridique, aucune base légale ne permet aux juridictions d’accuser un individu pour le port d’un emblème différent. Une carence de base légale doublement justifiée par l’article 32 du code pénal qui dispose que : “Les libertés fondamentales et les droits de l’homme et du citoyen sont garantis. Ils constituent le patrimoine commun de tous les algériens et algériennes, qu’ils ont le devoir de transmettre de génération en génération pour le conserver dans son intégrité et son inviolabilité”.

En ce sens, le patrimoine de toute la nation algérienne et sa transmissibilité, comprenant diverses cultures, est une liberté garantie à tous les citoyens algériens.

 

Selon plusieurs observateurs, cette tension autour de l’emblème berbère-amazigh, qui a poussé les manifestants, vendredi et mardi, à réaffirmer la fraternité entre « Arabes » et « Kabyles » avec force, ne serait qu’une énième tentative de dévier le hirak de ses objectifs politiques, de créer la division dans les rangs de la mobilisation, d’exténuer son énergie.

De fait, cette vision tient la route : le discours officiel, qui se résume depuis quatre mois aux déclarations du chef d’état-major, ont d’abord ciblé des parties qui auraient manipulé les manifestants dès les premières semaines de la mobilisation.

La multiplication des « complots »

On évoqua alors des activistes de « l’État profond », un « complot étranger » avec arrestation d’individus non-algériens munis d’« équipements sensibles ». Mais les autorités n’ont donné aucune suite judiciaire à ce « complot » rendu public le 12 avril, laissant croire à l’opinion qu’il s’agissait d’un fake censé affaiblir la mobilisation et démoraliser les manifestants.

Rouler pour l’étranger et menacer l’unité nationale : ces marques de la honte patriotique ont longtemps structuré le discours officiel algérien

Le 10 avril, le patron de l’armée dénonçait des « tentatives de la part de certaines parties étrangères partant de leurs antécédents historiques avec notre pays » de « pousser certains individus au devant de la scène pour les imposer comme représentants du peuple en vue de conduire la phase de transition ».

La France, directement visée par Gaïd Salah, a été la cible des attaques sur les réseaux sociaux comme étant aussi bien alliée du régime que force de déstabilisation du pays : là aussi, des débats houleux ont animé les plateaux des télévisions privées proches du régime, invectivant les « traîtres » pro-France qui s’opposent à la volonté des autorités. Un schéma bien connu des opposants algériens depuis des générations.

Rouler pour l’étranger et menacer l’unité nationale : ces marques de la honte patriotique ont longtemps structuré le discours officiel algérien.

La propagande face à la société

Certains n’hésitent pas à rappeler les événements du printemps 1980, quand la répression s’est abattue sur la Kabylie, dont les étudiants s’étaient révoltés contre l’interdiction d’une conférence de l’auteur et chercheur Mouloud Mammeri sur la poésie kabyle.

À l’époque, les médias du régime (dont El Moudjahid, quotidien francophone), s’étaient déchaînés – en parallèle des arrestations et des intimidations sur le terrain – en dénonçant les « ennemis de l’intérieur ».

Anniversaire des Printemps berbères en Algérie : retour sur des révolutions inachevées

 

« Au moment où la direction politique, à l’écoute des masses, prend en charge tous les problèmes des citoyens afin de les résoudre de manière globale et juste, notre peuple n’a que faire des donneurs de leçons et particulièrement de gens qui n’ont rien donné ni à leur peuple ni à la révolution, à des moments où la contribution de chaque Algérien à la cause nationale était symbole de sacrifice et d’amour de la patrie. »

D’autres rappellent aussi la propagande menée par des médias privés travaillant pour les services de sécurité – pour lesquels journaux et télés restent toujours très actifs – contre les leaders du mouvement des chômeurs du Sud ces dix dernières années.

Séparatistes, agents de l’étranger (pays ou ONG comme la Fondation Soros, Optor…), éléments de l’ex-FIS dissous, « voyous alcooliques », etc., la liste est longue et se nourrit aussi bien des paranoïas sécuritaires que des diffamations pour attiser la vindicte populaire contre de simples militants de la société civile.

On pourrait encore citer des centaines d’exemples à travers l’histoire de la dissidence algérienne, dans le domaine de l’opposition politique ou celui des luttes sociales et culturelles.

Le fait le plus marquant est que le système algérien emploie le takhwin (traîtrise) comme une pratique structurelle face à la dissidence, ou même à la simple contestation, aussi pacifique soit-elle. Une tendance largement partagée par les régimes du monde arabe.

Paternalisme et paranoïa : duo infernal

Incapables d’imaginer que des citoyens puissent agir (et réfléchir) d’eux-mêmes, les systèmes politiques, dans nos contrées barbelées, pratiquent un déni forcené face à l’idée de la liberté de penser et d’agir des corps et des esprits. Comment leur en vouloir, eux dont la structure humaine n’est faite en général que d’allégeances et de compromissions ?

Ce déni de l’autonomie du citoyen est aggravé par le paternalisme : les citoyens ne sont que des enfants qu’il faut nourrir… ou leur faire peur pour éviter qu’ils fassent trop de bêtises.

Nos système politiques pratiquent un déni forcené face à l’idée de l’autonomie des corps et des esprits

La structure sécuritaire pesante et omniprésente se charge, pour sa part, de produire toute une littérature sur « les menaces intérieures et extérieures ». En l’absence d’institutions viables et légitimes, donc en phase avec la réalité de la société, seul le discours alarmiste et paranoïaque des sécuritaires trouve écho chez nos décideurs.

Un manifestant n’est qu’un élément dissident qui viole l’espace public privatisé par les forces de sécurité, brandissant une bannière non nationale appelant à diviser le pays : c’est ce que le logiciel sécuritaire reproduit comme image en voyant ces jeunes étudiants algérois dans les rue de la capitale.

Tant que nous échouerons à bâtir des systèmes légitimes et représentatifs de nos sociétés dans leurs diversités, l’approche sécuritaire se pérennisera et produira autant de faux débats hargneux que de victimes.

 

les 7 techniques pour survivre dans le désert

Chaleur : les 7 techniques pour survivre dans le désert

Caravane de dromadaires en Tunisie

 

Boire du thé bouillant, se vêtir d’habits longs et sombres… ça marche vraiment ? A en juger par les habitudes des Bédouins dans le désert, oui ! Et chacune de leurs astuces s’explique scientifiquement.

C’est dans le Sahara qu’il fait le plus chaud sur Terre, où des températures de plus de 50 °C ne sont pas rares. Un défi pour la physiologie du corps humain ! La thermorégulation, soit la régulation de la température corporelle, peut pomper toutes les énergies, et la survie est impossible plus d’un jour ou deux sans eau.

Les Bédouins le savent mieux que personne : pour supporter le soleil et la chaleur, cette population nomade qui arpente les déserts du Maroc à l’Arabie, a développé de véritables stratégies… dont certaines à rebours des idées reçues. Les voici en sept points.

1. Un habitat aéré plutôt que calfeutré

Tente de bédouins dans le désert de Syrie

Tente de bédouins dans le désert de Syrie

Dans les déserts chauds, contrairement aux environnements froids, le but n’est pas tant de se calfeutrer, à moins de trouver refuge dans une habitation faite de matériaux isolants, comme la pierre, que de trouver un abri aéré. Les tentes des nomades offrent un asile tempéré, à condition d’être ouvertes pour favoriser l’installation d’un courant d’air qui évacue la chaleur. En effet, la toile frappée par les rayons du soleil emmagasine de la chaleur et réchauffe l’air à son contact. Celui-ci s’élève, créant par convection un courant d’air, qui aspire de l’air extérieur moins chaud sous la tente. Et plus la toile est sombre, plus sa surface est chaude et plus les mouvements de convection sont importants. Et le ventilateur de toile efficace !

2. Boire beaucoup… et chaud

Préparation du thé dans le Wadi Rum (Jordanie)

 

Pour compenser les pertes d’eau par transpiration, il faut se réhydrater en continu : dans le désert, il peut être nécessaire de boire jusqu’à 10 litres d’eau par jour. Et, paradoxalement, boire froid n’est pas la bonne parade. Pour preuve : les Bédouins ont fait du thé à la menthe brûlant un véritable rituel et en consomment plusieurs fois par jour. Et si boire chaud donne chaud, c’est un mal pour un bien car la température élevée du liquide augmente la température interne du corps et stimule ainsi la transpiration. La sueur perle et s’évapore en dissipant la chaleur du corps. Au final, dans le désert, une boisson chaude se révèle rafraîchissante !

3. Se méfier du choc thermique la nuit

Feu de camp dans le Wadi Rum (Jordanie)

 

En été dans le désert, l’amplitude thermique varie de 45 °C en journée à 15 °C la nuit. Le feu est donc le bienvenu

à la tombée du jour, tant pour cuisiner que pour s’éclairer ou se réchauffer. Le campement est souvent établi en fonction

de différents critères : à l’abri du vent derrière des rochers, bien orienté pour retarder l’incidence des premiers rayons du soleil et avoir de l’ombre. Des nattes posées sur les tapis permettent de dormir à même le sol dans les tentes, avec ou sans une couverture de laine de mouton.

4. Manger léger et salé

Repas dans le désert

Repas dans le désert

Sous une chaleur torride, mieux vaut éviter les plats trop lourds à digérer. La chaleur ambiante favorise l’irrigation des zones périphériques du corps, au détriment des organes internes comme le tube digestif. La digestion est donc plus difficile. Pas question pour autant de jeûner. Les Bédouins privilégient les aliments riches en fibres et en eau (légumes, lait, pita, soupe, volaille…), auxquels ils ajoutent un peu de sel. En effet, la transpiration fait perdre, outre de l’eau, beaucoup de sels minéraux, notamment du sodium. Il est donc important de compenser cette perte en mangeant du sel (chlorure de sodium), sous peine de développer des troubles graves : contractures musculaires, malaises, convulsions, détresse respiratoire… Sans compter que, c’est désormais prouvé, contrairement à ce qu’on peut penser, manger salé donne moins soif !

5. Ne pas braver le soleil

Caravane de dromadaires en Tunisie

Caravane de dromadaires

Quand la température frôle les 50 °C à midi, le moindre effort physique, même la marche, devient une épreuve. Une partie de l’énergie fournie pour se déplacer est transformée en chaleur. Or, quand la température extérieure est très élevée, il devient difficile d’évacuer cette chaleur supplémentaire, puisque les mécanismes qui reposent sur la différence de température entre deux milieux (convection) sont inefficaces. C’est pourquoi, dans le désert, les premiers déplacements s’effectuent tôt le matin, avant 8 h 30, pour profiter de la fraîcheur persistante de la nuit.

6. Se vêtir de couleurs sombres et prévoir plusieurs couches

Pause cigarette en Egypte

Pause cigarette en Egypte

Par fortes chaleurs, il est tentant de se découvrir. Une fausse bonne idée, car la peau est alors exposée à la brûlure du soleil. Les Bédouins, eux, se couvrent de la tête aux pieds pour s’en protéger. Ils portent au moins deux couches de vêtements amples (une chemise de coton et un pantalon – le sarouel – portés à même la peau et recouverts du thoab, semblable à une robe) qui, comme pour la tente, favorisent la convection entre les couches. L’air chauffé par la couche extérieure s’élève à l’intérieur et s’évacue par l’encolure. Ce mouvement aspire, par le bas du thoab, l’air ambiant moins chaud. Le courant d’air ainsi créé permet à la sueur – qui absorbe la chaleur du corps – de s’évaporer et ainsi de le refroidir.

7. Protéger sa peau des UV

Equipement complet contre le soleil du Sahara (Maroc)

Equipement complet contre le soleil du Sahara

Dans le désert, tous les hommes n’ont pas la peau noire. Certains, comme les Bédouins, sont des Blancs à la peau mate et tannée par le soleil. Leur peau est partiellement « protégée » par la mélanine, le pigment qui donne à la peau sa couleur et contribue à son épaississement. Celle-ci étant plus foncée que chez les Européens blancs, elle leur offre une protection naturelle contre le soleil car les UV, pourtant très intenses dans ce milieu désertique, atteignent moins les couches profondes de l’épiderme (50 % ou plus pour une carnation claire, 15 % pour une peau noire). A défaut d’avoir la peau bronzée, ou mate, l’utilisation d’une crème solaire à indice élevé (50) est essentielle, tout comme le port du cheich (foulard) qui, remonté sur le nez, diminue la surface exposée. Les lunettes, quant à elles, protègent à la fois du soleil et des tempêtes de sable !

Contre la chaleur….mais les occidentaux ont du mal à accepter ses ruses…..elles viennent d’Afrique

HIRAK-NEWS-ALGERIA

Contre la canicule, des ruses venues d’Afrique Mais les occidentaux auront du mal à accepter ses ruses elles viennent d’Afrique …Alors on leurs souhaites  » bonne chaleur….

Pour se protéger des fortes chaleurs, il existe des techniques simples, parfois éprouvées depuis des siècles par les habitants du continent.

Un Touareg sur le plateau de Tagmart, dans le sud de l’Algérie, en janvier 2016. Le port de vêtements amples permet de lutter contre la chaleur.
Un Touareg sur le plateau de Tagmart, dans le sud de l’Algérie, en janvier 2016. Le port de vêtements amples permet de lutter contre la chaleur

La canicule qui sévit en France ces jours-ci est un phénomène climatique familier dans de nombreux pays d’Afrique. Un continent où la climatisation s’installe peu à peu mais demeure un luxe réservé aux plus aisés. Pour résister à la chaleur, la population adapte son rythme et use de techniques éprouvées depuis des générations

  • Au Burkina Faso, on se plie au cycle du soleil

Dans ce pays qui compte parmi les plus ensoleillés d’Afrique de l’Ouest, les…

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