Les intellectuels pro-israéliens et l’instrumentalisation de la laïcité

  • Les intellectuels pro-israéliens et l’instrumentalisation de la laïcité

1La société française, on le sait, est particulièrement sensible aux échos du conflit israélo-palestinien. Les causes de cette hypersensibilité sont multiples. La principale est sociologique. La France compte parmi ses citoyens plus de juifs et de musulmans que n’importe quel autre pays européen. Ces deux « communautés » vivent généralement avec une intensité particulière les événements proche-orientaux. Cela suffit pour faire de la France un théâtre secondaire du conflit, et de son opinion publique un enjeu. Pour la conquérir, ou la circonvenir, les intellectuels pro-israéliens mènent bataille sur deux terrains. Bien entendu, ils argumentent en faveur de la politique israélienne ; mais ils portent aussi le débat au cœur de la société française. Chaque période de violence au Proche-Orient est suivie d’une offensive qui vise, en France, à mettre en accusation la communauté musulmane, supposée favorable aux Palestiniens, et ceux qui les soutiennent. En 2000, après l’échec de la négociation de Camp David et le début de la deuxième Intifada, la contre-offensive avait été menée au nom de la lutte contre un antisémitisme musulman plus souvent allégué que réel. En 2003 et 2004, après l’opération Rempart et l’échec de la Feuille de route, et alors qu’Israël annexait de nouveaux territoires par la construction du mur, la riposte médiatique a eu recours à d’autres armes. Les intellectuels pro-israéliens se sont trouvés en première ligne pour exalter les principes de la République et les opposer à la communauté musulmane. Ces formes de débat resurgissent sporadiquement. On l’a vu récemment encore avec l’affaire de la burqa ou du nikab. Ces intellectuels agissent ainsi sur un terrain qu’ils savent plus favorable. En quoi leur est-il plus favorable ? Et comment opèrent-ils pour reprendre le terrain perdu dans les batailles d’images en faveur d’Israël ? C’est à ces questions que nous allons ici nous efforcer de répondre.

Le legs inégalitaire de l’histoire

2L’inégalité devant les principes républicains est d’abord un legs de l’histoire. La guerre d’indépendance algérienne, en particulier, a porté à incandescence la relation entre populations musulmanes et juives autour de la question du rapport à la République. Très tôt, la puissance coloniale a exacerbé ces antagonismes en définissant des statuts différents pour ces populations. On pense évidemment au décret Crémieux qui, en 1870, fit accéder les juifs d’Algérie à la citoyenneté française quand celle-ci était refusée aux musulmans. L’idée désastreuse d’une différenciation hiérarchisée a ainsi été établie. Cette différenciation à partir du rapport que chacun entretient avec la République s’est ensuite exportée sur l’autre rive de la Méditerranée, entre juifs et immigrés algériens ou maghrébins. Elle a laissé des traces profondes, notamment parce qu’elle s’est trouvée superposée à une autre différenciation, sociale celle-ci, qui peut s’expliquer en partie par l’antériorité de la communauté juive dans la société française. C’est probablement cette différenciation sociale qui a induit le plus fortement une différence culturelle dans le rapport à la République, l’intégration sociale étant, à l’évidence, un facteur puissant d’acceptation des principes de la République, et, inversement, l’exclusion ou la marginalisation sociale sont des éléments de mise en doute de la validité de ces principes. C’est dans ce champ que nos intellectuels pro-israéliens livrent bataille. La sommation laïque est une arme d’autant plus favorable qu’elle exploite une situation de déséquilibre historique, culturelle et sociale entre les communautés. Si la Shoah est légitimement invoquée pour dénoncer l’antisémitisme – du moins lorsqu’il y a réellement antisémitisme – , ce sont généralement les années d’avant-guerre qui servent de référence à l’adhésion des juifs aux principes républicains. Dès la première moitié du XXe siècle, la plupart des juifs se disaient « assimilés ». Ceux que l’on définissait comme « israélites » ne revendiquaient plus guère de particularisme. Ils ont rapidement cessé d’être « visibles » dans la société française. Il faut ajouter que les années 1920-1930 étaient des années ascendantes du marxisme et des idées sociales. Les juifs venus d’Europe de l’Est étaient fortement imprégnés de ces idéaux. Les notions d’internationalisme étaient puissantes. La religion n’était pas, ou n’était plus, un repère identitaire dominant pour une majorité d’entre eux. L’antisémitisme de l’extrême droite se menait autant au nom de l’anti-bolchevisme que de la dénonciation du « cosmopolitisme ». La laïcité n’était donc pas vécue comme une abjuration mais au contraire comme la « raison d’être français » de juifs, migrants du début du siècle. En outre, ils vivaient cette laïcité dans une grande cohérence intellectuelle puisque, dans leur immense majorité, ils n’étaient pas sionistes. C’est-à-dire que – contrairement à ce que nous voyons aujourd’hui avec Israël – ils ne faisaient pas l’apologie du Yichouv (les premières implantations juives) d’un système communautariste anti laïque dont ils ne voulaient pas en France. Leur rapport à la laïcité était d’emblée positif. A l’inverse, il n’est pas difficile de comprendre que le rapport à la laïcité de populations venues plus tard du Maghreb, que la puissance coloniale a tenté de soumettre aux principes de la République par le fer et par le feu, n’est pas de même nature. L’instrumentalisation de la laïcité par nos intellectuels résulte de l’effacement de ces différences à la fois historiques et sociales.

Une laïcité essentialisée et decontextualisée

3A ces données objectives s’en ajoutent d’autres, de portée conceptuelle, qui accroissent le déséquilibre. Il faut en effet dire un mot de l’évolution récente, non pas du concept de laïcité lui-même, mais de l’interprétation qu’en donnent les intellectuels pro-israéliens, et hélas, la doxa médiatique. Cette vision a changé au gré des évolutions idéologiques des deux dernières décennies. Forgée dans le combat social, la laïcité est appréhendée aujourd’hui par certaines de nos élites comme purement idéologique. Le retour des philosophies essentialistes accompagnant la mondialisation néo-libérale n’est pas étrangère à cette mutation. Selon cette conception, la laïcité agirait comme un révélateur de tous les essentialismes ethniques ou culturels : sans égard pour la position sociale, chacun aurait à se positionner par rapport à des principes immuables, regardés comme autant de préceptes moraux. Et l’intégration se mesurerait au degré d’acceptation de ces principes. On serait « naturellement » plus ou moins laïque. Une sorte de « sommation républicaine » renverrait ainsi à un choix individuel qui s’apparenterait à un pur libre-arbitre. Le corollaire de cette vision essentialiste aboutirait évidemment, en cas d’insuffisante soumission, voire de rejet, à la stigmatisation d’individus ou de groupes d’individus. Cette toile de fond idéologique domine les pays occidentaux depuis le début des années 1980. Elle est aussi, sur un plan conceptuel, le résultat de la quasi-disparition des instruments d’analyse issus du marxisme, et des critères sociologiques.

Déplacer le débat sur un autre front

4En 2003, l’universitaire Shmuel Trigano, président de l’Observatoire du monde juif, et bien connu pour son soutien inconditionnel à Israël, nous mettait en garde contre les risques de « décomposition de l’identité nationale [1][1]Cf. pp. 253 et suivantes de L’Islam en France, sous la… ». On voit qu’Eric Besson n’a pas le monopole de ce débat. Trigano évoquait « un choc démographique ». Suivez son regard vers l’autre rive de la Méditerranée, d’où, ironie du sort, il vient lui aussi. Il invoquait les mânes de l’école de la Troisième république « dispensatrice d’une identité culturelle unique, et d’une administration régie en fonction du principe de laïcité ». Il déplorait la disparition d’une « construction nationale uniformisante ». « La nation, concluait-il, ne rassemble plus ». On observe, au passage, l’amalgame entre « uniformiser » et « rassembler ». On voit ici à l’œuvre ce glissement conceptuel que nous évoquions plus haut, vers une laïcité devenue machine à uniformiser, ce qui n’est nullement sa vocation historique. Pour Trigano, ce sont les mouvements de Mai 68 qui ont « porté un coup final » à l’identité nationale. « On est passé d’un monde du devoir, dit-il, à un monde de la revendication ». Le devoir, c’était se soumettre aux lois de la « construction uniformisante ». La revendication, ce sont ces immigrés qui, dit-il encore, demandent « des privilèges hors du consensus national », comme « des salles de prières dans les universités et dans les entreprises ». C’est ce qu’il appelle « l’idéologie des droits de l’homme ». Certes, les musulmans ne sont pas explicitement visés. On y vient cependant. Trigano juge qu’ils sont issus d’une « culture pré-nationale », quand nous autres, victimes de l’idéologie soixante-huitarde, nous serions projetés dans une « culture post-nationale ». Et cette culture « pré-nationale » – qui ne tolère pas les minorités – a fait des dégâts, nous dit-il, dans les pays arabes dont certains se sont livrés à de véritables « épurations ethniques » à l’encontre des juifs. Une fois encore, la toile de fond historique est gommée. Elle est pourtant celle de la création de l’Etat d’Israël et d’une autre « épuration ethnique » qui s’est exercée aux dépens de huit cent mille Arabes palestiniens. L’essentialisation permet l’amalgame. Les Arabes musulmans sont les mêmes, ici et là-bas. L’avantage est double : nous sommes invités à sympathiser avec le combat que mènent les dirigeants israéliens contre les Palestiniens ; et ce n’est plus là-bas un conflit colonial. La terre, l’eau, les colonies juives à Jérusalem et en Cisjordanie ne sont plus que l’écume de l’histoire. Les véritables causes résident dans l’affrontement de deux conceptions de la société humaine. Nous sommes tout près du « choc des civilisations » cher à Samuel Huntington. Mais c’est une laïcité atemporelle et sacralisée qui finit par devenir la forme spécifiquement française du choc des civilisations. La violence de l’exaltation laïque transforme ce concept en signe distinctif de la tribu blanche, judéo-chrétienne.

5Sur un terrain qui ne semble pas être directement celui du conflit israélo-palestinien, et sans nécessairement établir un lien explicite, l’amalgame est réalisé. Le mur, que construit alors Ariel Sharon en terres palestiniennes, n’est plus un instrument d’annexion, c’est une frontière qui délimite deux mondes. Le combat de Sharon, Olmert, Barak ou Netanyahou n’est pas mené seulement au profit d’Israël, mais de l’ensemble du monde occidental, judéo-chrétien. L’amalgame est encore plus net sous la plume du juriste et politologue Raphaël Drai quand il évoque « l’Intifada à la française », cette Intifada qui, écrit-il en 2003, « se propage sur le territoire de la République  [2][2]Ouvrage cité, pp. 237 et suivantes. ». Ceux-là mêmes qui mettent en cause notre laïcité sont aussi ceux qui présentent Israël « comme un compendium de toutes les tares de l’humanité ». Le déplacement du terrain et l’adaptation de l’objet du conflit à la culture française sont ici lourdement explicites. Ils le sont plus encore chez Yves-Charles Zarka pour qui « se joue en France une phase centrale de la rencontre conflictuelle plus générale entre l’Occident et l’islam [3][3]Idem. Texte d’introduction. ».

Concomittance des événements en France et au Proche-Orient

6Nous sommes, rappelons-le, en 2003, c’est-à-dire en pleine guerre de tranchées sur la question de l’interdiction du voile islamique. Le débat avait fait une première fois irruption en 1989 dans un lycée de Creil. Il resurgit en 2003 dans un tout autre contexte, alors que la meurtrière opération Rempart conduite par Ariel Sharon dans les Territoires palestiniens place Israël au banc des accusés. L’initiateur de cette relance n’est plus un proviseur psycho-rigide ; ce sont des associations comme l’UEJF, SOS-Racisme et la Licra, proches du Crif, sans oublier un « Cercle Léon Blum » d’obédience socialiste, créé en mai de la même année, et dont l’un des premiers communiqués dénonce les manifestations hostiles à la guerre d’Irak parce qu’on y défile « en rangs serrés aux côtés d’islamistes et de femmes voilées ». Il y a là aussi une organisation créée de toutes pièces comme une officine du Parti socialiste, et qui se réclame du « féminisme », « Ni Pute Ni Soumise » qui recrute des jeunes femmes d’origine maghrébine. La nébuleuse des organisations pro-israéliennes s’enrichit ainsi de ce que Vincent Geisser et Aziz Zemouri appellent « l’invention coloniale du Kabyle démocrate [4][4]Ibid pp. 198 et suivantes. ». Au sein de la communauté maghrébine française, des figures violemment anti-musulmanes ou pro-israéliennes, comme Fadela Amara (présidente de Ni Pute Ni Soumise, avant de rejoindre le gouvernement de Nicolas Sarkozy) et le socialiste Malek Boutih représentent assez bien cette catégorie. Le « communautarisme » musulman est ainsi violemment dénoncé par des personnalités dont on suggère qu’elles devraient faire partie de la communauté. Par leur « courage », celles-ci démontrent qu’il est possible d’être issu de la « communauté » et d’être laïque. Cela relève donc bien d’un choix individuel. Fadela Amara figure ainsi en bonne place dans l’ouvrage collectif dirigé par Yves-Charles Zarka auquel nous empruntons certaines de nos citations. Fort de ce dispositif, Zarka peut aller au bout de son offensive : « L’esprit de conquête, écrit-il, (…) a toujours animé l’islam ». Le déplacement de terrain porte ses fruits : celles qui portent le voile en France conquièrent nos terres idéologiques. Et cela est écrit au moment même où certaines tensions dans notre société résultent de la « conquête » et de l’occupation de terres palestiniennes par Israël. Le déplacement permet un renversement des responsabilités. Dans un article de L’Arche (juin, juillet 2003), Alain Finkielkraut opère un déplacement similaire lorsqu’il affirme : « En fait, le foulard islamique est perçu par nos progressistes comme un équivalent du keffieh ». Le foulard, arme de guerre. L’invitation pro-israélienne est claire : face à l’invasion musulmane, il faut des murs. Il y a donc le mur d’Ariel Sharon en Palestine, et il y a la loi sur le voile en France. La journaliste Pascale Zonszain, dans une chronique parue sur le site Proche-Orient-Info le 12 décembre 2003, trace crûment le parallèle : « La défense des valeurs de la République ou de la laïcité (est) considérée comme une barrière de sécurité contre l’islamisme. Si ce raccourci peut paraître un peu simpliste, il recouvre pourtant une réalité », prévient-elle avant d’étayer son affirmation : « Ce n’est qu’après avoir été acculée (…) que la France envisage de renforcer son arsenal de lois (…) De même qu’Israël a finalement admis que la construction d’une clôture le long de la Cisjordanie serait la moins mauvaise solution pour protéger ses citoyens de la violence terroriste » (on note au passage le savoureux « le long de… » pour un mur qui empiète profondément à l’intérieur de la Cisjordanie). Les deux réalités ici se superposent. Et l’engagement « laïque » des intellectuels délivre son message subliminal : justifier l’injustifiable politique de colonisation israélienne.

Une laïcité du blasphême

7Mais il ne suffit pas de dénoncer le rapport difficile que l’islam peut entretenir avec la laïcité. Il est aussi possible d’envenimer ce rapport en faisant subir au concept une autre torsion, en le confondant par exemple avec un droit à l’insulte et au blasphème. L’exploitation, au nom de la laïcité, d’affaires comme celle dite des « caricatures de Mahomet » relève de cet autre détournement de sens [5][5]La parution dans un journal danois, le 30 septembre 2005, de…. Un journal danois avait en 2005 fait scandale en représentant la tête de Mahomet en explosif. Tout ce que la France compte d’intellectuels pro-israéliens avait revendiqué un droit à l’outrage au nom de la laïcité. Puis, début 2008, Bernard-Henri Lévy a fait le tour des plateaux de télévision avec une jeune femme d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, réfugiée aux Pays-Bas puis aux Etats-Unis, et présentée comme l’incarnation d’une « laïcité à la française ». La turpitude consistait à la faire passer comme persécutée par les islamistes pour avoir simplement voulu abandonner la religion. Outre que la suite a révélé que la jeune femme avait inventé une partie de son histoire à des fins de promotion personnelle et de propagande anti-musulmane, la confusion avait été entretenue sur un point essentiel : les menaces qu’elle avait en effet reçues – et qui étaient de toute façon inacceptables – n’étaient pas la conséquence d’un abandon discret de la religion, mais d’une série de provocations. Elle n’avait pas seulement revendiqué le droit de ne pas croire, comme le suggérait BHL, elle avait lancé un bruyant « Mahomet pédophile » et quelques autres déclarations du même tonneau. On peut certes revendiquer un droit à l’insulte et au blasphème, mais cela n’autorise pas à se replier ensuite à l’abri du concept de laïcité. On pourrait encore citer l’exemple de la tribune de Robert Redecker qui, dans Le Figaro [6][6]Le Figaro du 19 décembre 2006., définissait Mahomet comme un « pillard, massacreur de juif et polygame ». Après tout, chacun peut se hasarder à blesser les adeptes d’une religion ; mais ce n’est pas une manifestation de laïcité, même « à la française », comme le prétendait BHL.

Communautarisme et identité nationale

8Etrangement, le pseudo-débat sur l’identité nationale initié (sans doute trop mal) par Eric Besson n’a que peu mobilisé ces intellectuels. Il faut d’ailleurs reconnaître que l’un des plus en vue, Pierre-André Taguieff, a fait un jour l’une des meilleures réponses qui se puisse à un journaliste qui lui demandait sa conception de l’identité nationale : « Elle est. Le « ce qu’elle est » nous échappe. En dire quoi que ce soit, c’est la trahir [7][7]La République menacée, Pierre-André Taguieff (Le Seuil, 1996). ». Mais nous étions en 1996. C’était au siècle dernier. Hélas, Richard Prasquier, président du Crif, n’a pas eu ces prudences. A l’occasion de ce débat – celui de 2009 –, il a voulu exalter les vertus laïques de la communauté juive. Sa définition de la bonne citoyenneté peut se lire en creux comme autant de critiques de la communauté musulmane. Mais, pour démontrer qu’il y a chez les uns communautarisme, et chez les autres laïcité, le chemin est étroit. Richard Prasquier revendique pour les juifs de France une double appartenance : « Nous ne pouvons vivre sans Israël », dit-il en citant Elie Wiesel [8][8]Le Monde du 20 décembre 2009.. Mais alors, les manifestations de liesse survenues après la qualification de l’Algérie à la coupe du monde seraient-elles à ce point inadmissibles ? Il évoque lourdement la dette des juifs à l’égard de la France. Imagine-t-on les enfants ou petits-enfants d’Algériens éprouvant le même sentiment à l’égard de la France de Bigeard et d’Aussaresse, le tortionnaire de la bataille d’Alger ? Le raisonnement bute sur une aporie lorsque Prasquier affirme à la fois son appartenance à une communauté qui chérit un pays étranger, s’enorgueillit de disposer d’une langue qui n’est pas le français, tout en rejetant « tout communautarisme ». A vouloir sur une corde raide exciper de l’exemplarité de la communauté juive, affichée comme un vivant reproche aux musulmans, le président du Crif a peut-être mis en évidence ce qu’il fallait cacher : ce « deux poids, deux mesures » qui est au cœur du problème. ?

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